samedi 29 mars 2014

Retour au pays:Prélude à l'assassin royal et aux Aventuriers de la mer de Robin Hobb

Dame Carillon Valjine Rochecarre, femme noble, très à cheval sur sa préséance, est embarquée sur un navire de colons. Elle relatera son histoire via son journal intime...

Avec son mari, Jathan, ses 3 enfants et d’autres familles, ils voguent vers le désert des pluies, lieu sauvage que l’on veut coloniser. 

Le voyage ne lui plait pas, la présence de gens de basses conditions l’insupporte, elle ne peut pas vivre de l’art et les conditions de vie ne lui sont pas favorables, ce d’autant plus qu’elle est enceinte. 

Franchement peu enthousiaste d’aller mener une nouvelle vie, provisoire selon elle, en des terres lointaines, elle tombe de haut lorsqu’elle apprend que leur entreprise de colonisation n’est autre qu’une condamnation à l’exil. 

Renvoyés suite à un complot contre le gouverneur, Jathan Rochecarre et d’autres sont condamnés à aller vivre dans une terre inhospitalière, loin de tout. Pour Dame Carillon, qui n’aimait pas vraiment son mari, la situation devient totalement exécrable.

Hélas, lorsque la petite flottille arrive à l’embouchure du fleuve du désert des pluies, les bannis sont débarqués comme des sacs à patates, les équipages craignant pour leurs navires. 

Se retrouvant empêtrés dans des marécages inexpugnables, au cœur d’un monde inconnu, les colons tentent d’atteindre des terres habitables. 

Ils espèrent trouver des richesses et retrouver grâce aux yeux du gouverneur. Mais la survie dans ce milieu hostile ne sera pas chose aisée…

vendredi 28 mars 2014

Le bibendum céleste - Tome 3 de Nicolas De Crécy



La cérémonie du prix Nobel de l'Amour organisée dans la bonne ville de New-york sur Loire tourne au fiasco total : Le diable en personne s'est emparé du corps de Diego et met un terme à la remise du prix. 


C'est le moment que choisi un groupe d'activistes canins pour s'inviter aux festivités et enlever le malheureux phoque et son diabolique parasite. 

Quant au Président, à l'origine de la joyeuse mascarade du prix Nobel, il se disloque à vue d'oeil. 



Pendant que ce dernier tente de se reconstituer dans l'hôpital le plus proche, le commando des chiens emmènent le corps de Diego dans leur repaire afin d'interroger le diable. 

Ils attendent du maître des enfers qu'il rétablisse la vérité quant au rôle joué par la race canine dans l'évolution de l'humanité. Le diable apprend alors, effaré, que l'homme est un lointain ancêtre du phoque...


samedi 22 mars 2014

Saison Brune de Philippe Squarzoni


Le titre de l'album fait référence à cette cinquième saison qualifiée de "brune" dans le Montana, période d'indécision entre l'hiver et le printemps.
 


"la pensée économique s'est construite comme si les activités économiques ne dépendaient pas de la nature. Et surtout sur l'idée que le capital naturel pourrait être toujours remplacé par du capital technique."

Dans Saison brune, Philippe Squarzoni tisse un récit inédit, qui entremêle analyses scientifiques et interviews de spécialistes, considérations personnelles et hommages au cinéma, enquête politique et essai engagé.
Le livre est découpé en six chapitres. Les trois premiers sont précédés de trois interludes portant sur les commencements d'une oeuvre. Les trois derniers sont suivis de trois interludes sur les fins.
 
 Les deux premiers chapitres sont consacrés aux aspects scientifiques du réchauffement : le fonctionnement du climat, la description de l'effet de serre, l'augmentation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère durant l'époque moderne. Mais aussi l'expertise menée par le GIEC, l'attribution du réchauffement aux activités humaines, les différents scénarios d'augmentation des températures à venir, les risques d'effets de seuil, les risques de rétroactions positives.

"Dans le domaine économique, il y a une contradiction fondamentale entre le principale indicateur de notre prospérité et le souci de l'environnement. La notion de croissance implique une vision quantitative du développement. Elle repose sur des logiques d'accroissement de la production et d'accumulation de bien matériels, qui ne sont pas durables."


Dans les deux chapitres suivants, Philippe Squarzoni alterne entre l'examen des conséquences à venir du réchauffement climatique (fonte des glaciers, montée des eaux, multiplication des tempêtes, risques de sécheresse dans certaines régions...) et les questionnements du narrateur et de sa compagne face à cette situation inédite. Que faire à un niveau individuel ? Que faire quand ce qui est en cause est la production d'énergie, l'industrie, les transports, le bâtiment, l'agriculture ? Par où, par quoi commencer ? Nécessaire mais dérisoire, sans proportion par rapport à l'ampleur de ce qu'il faudrait accomplir, le niveau individuel semble largement insuffisant.

Dans les deux derniers chapitres, Squarzoni élargit son questionnement et examine les possibilités de réduction des émissions et les différents scénarios énergétiques qui s'offrent à nos sociétés (énergies renouvelables, nucléaire, progrès technologiques, maîtrise de l'énergie...). 



Entre les insuffisances des unes, et les faux espoirs des autres, il décrit une alternative possible qui permettrait d'éviter les conséquences les plus graves du réchauffement climatique. Et les choix politiques, les modèles de société, que ces scénarios impliquent. Une porte s'ouvre. Saurons-nous la franchir ?Saurons-nous inventer une civilisation plus sobre capable de prendre en compte les questions écologiques ? Nos sociétés sauront-elles éviter les conséquences les plus graves du réchauffement climatique, tout en préservant la liberté et la démocratie ?Dans un album chargé de nostalgie, qui est probablement le plus personnel de ses livres politiques, Philippe Squarzoni livre un essai qui donne à espérer, mais reste très pessimiste sur la réalisation de cet espoir au vu de la nature de la crise, de l'ampleur des changements à accomplir, et du fonctionnement de nos sociétés.

"Comment des sociétés organisés politiquement et économiquement pour produire plus et consommer plus, dont le développement repose sur l'exaspération du désir de possession, pourraient-elles s'accorder avec une culture de la sobriété et de la responsabilité collective?
Comment un système dédié à laisser chacun maximiser ses avantages en toute liberté pourrait-il être compatible avec une forme d'auto-contrainte de modération matérielle?


jeudi 20 mars 2014

Maximum Bob d'Elmore Leonard


A Miami, le juge Gibbs est la terreur de la pègre. 

Avec lui, les truands sont assurés d'en prendre pour le maximum. 

Il n'a pratiquement que des ennemis. 

Mais lequel aura été assez fou pour déposer un alligator affamé dans son jardin ? 

Une ex-sirène légèrement déjantée, miss Chichi, une jeune et appétissante auxiliaire de justice, une petite esclave noire morte depuis 135 ans et les redoutables frères Crowe, ploucs bornés et psychopathes, ajoutent leur poignée de piment à la vie du juge infernal, surnommé "Maximum Bob".

vendredi 14 mars 2014

Géopolitique du tourisme de Jean-Michel Hoerner


Cet ouvrage montre combien le tourisme, devenu un plaisir banal associé au temps libre des populations aisées, participe à la géopolitique du monde. 

Le tourisme est la première activité économique au monde : 10 %, du revenu de la planète, plus de 200 millions d'emplois.

Pour le meilleur, comme facteur de développement et de rencontre des cultures, pour le pire parfois. 

Cinq axes principaux se dégagent dans cet ouvrage : 
  1. le colonisme lié à l'invasion sociale et économique du Sud par les touristes du Nord ; 
  2. le rôle ambigu des classes moyennes des pays riches qui alimentent le tourisme de masse de plus en plus lointain ; 
  3. le lien très fort entre l'industrie touristique et la mondialisation ; 
  4. le principe du tourisme durable qui est souvent équivoque ; 
  5. et l'importance des stations touristiques qui organisent la production-consommation d'une activité migratoire très prégnante... 
Le tourisme, plaisir banal associé au temps libre des populations relativement aisées, participe vraiment à la géopolitique du monde. 
 
Faut-il pourtant généraliser l'opinion de Peter Sloterdijk à propos de l'attentat de New York de 2001, lorsqu'il prétend : " Le voisin hostile apparaît comme touriste, et le touriste devient une figure du mal ? "